La 82ème assemblée générale de la FDSEA de Seine-et-Marne s’est déroulée ce mardi 2 juin à Nemours sur le thème de la place de l’Agriculture en France et en Europe alors qu’au même moment les députés votaient la loi d’urgence agricole – 369 voix pour, 178 contre.
Près de 330 agriculteurs et invités ont pu échanger avec le sénateur Laurent Duplomb, rapporteur de la loi sur les entraves agricoles, et Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur cette loi d’urgence agricole. « Nous nous félicitons de cette première étape. Les écueils sont nombreux et le texte est imparfait, nous travaillerons avec les sénateurs pour corriger le texte et proposer des améliorations afin de retrouver des moyens de production », a précisé Arnaud Rousseau.
Le déclin agricole et la perte de la souveraineté alimentaire a été exposé par le sénateur Duplomb, « en moins 20 ans la balance commerciale pour le secteur agricole, ô combien stratégique pour la France, est passée de +12 milliards d’euros à – 300 millions d’euros. Dans le même temps, l’Europe qui était déficitaire sur la plan agro-alimentaire a accumulé une balance excédentaire de près de 50 milliards d’euros. C’est un constat alarmant, mais je pense que nous pouvons inverser les choses et redonner à la France toute sa place. »
Pour clore l’assemblée générale, Samuel Vandaele, président de la FDSEA a rappelé le travail réalisé par le syndicalisme majoritaire pour redonner des perspectives aux agriculteurs qui font face à une crise économique sans précédent et de conclure : « à la FDSEA et à la FNSEA, nous sommes convaincus que le déclin agricole n’est pas une fatalité. L’inaction politique, elle, serait une faute historique. Changer de logiciel, c’est simple, c’est basique. C’est remettre l’acte de production au cœur du projet politique français et européen. Cela exige des choix clairs, du courage et de la constance. C’est ce que nous défendons ! C’est ce que nous portons ! Et c’est ce que les agriculteurs attendent ! C’est Ensemble que nous relèverons le défi de redonner fierté, dignité, et sérénité à nos agriculteurs. »