Convention collective nationale : “pourquoi j’ai participé à la formation ?” Isabelle Leclerc

« Se rassurer face à la nouvelle convention collective »

Exploitante agricole à Jouy-le-Châtel, Isabelle Leclerc a participé, le 10 février, à la première session de formation mise en place par la FDSEA 77 sur la nouvelle convention collective applicable aux salariés de la production agricole et des Cuma, qui entre en vigueur le 1er avril. Elle répond aux questions d’Horizons.

Isabelle Leclerc : « Se rassurer face à la nouvelle convention collective »

Horizons : Pourquoi vous êtes-vous inscrite à la formation sur la nouvelle convention collective des salariés de la production agricole et des Cuma ?

Isabelle Leclerc: En janvier, nous avons appris par la FDSEA 77, ainsi que par notre éditeur de logiciel de paie, que nous allions devoir reclassifier les postes de nos salariés dans le cadre de cette nouvelle convention collective. Si le report de son application au 1er avril m’a quelque peu soulagée, je cherchais une formation me permettant de mieux appréhender l’application de ces nouvelles règles.

Dès la proposition de formation par la FDSEA 77, je me suis inscrite. En effet, je souhaitais avoir les informations le plus tôt possible. J’étais donc ravie de la suivre dès février.

Que vous a apporté cette journée ?

Elle m’a permis de prendre conscience de tous les changements que pouvait apporter une nouvelle convention nationale harmonisée, tout en nous apportant des précisions (un nouveau régime de retraite supplémentaire en plus pour les salariés non cadres par exemple). Concernant la reclassification, qui paraissait indigeste à la première lecture, des exercices sur des cas pratiques nous ont montré que c’était faisable, accessible et même intéressant à faire. Ces exercices permettent une alternance avec la théorie. Bref, on ressort rassuré de cette journée de formation.

Que diriez-vous à un collègue qui hésite à suivre cette formation ?

Je n’ai vraiment pas eu l’impression de perdre mon temps. La reclassification des salariés ne pourra pas se faire en un claquement de doigt. Ni le comptable, ni le prestataire de paie sont en capacité de le faire. De plus, si le salarié est au courant de ses droits, l’employeur risque d’aller au-devant d’ennuis si celle-ci est mal réalisée. Il ne faut pas avoir peur d’une élévation du niveau des postes. Cela n’engendre pas tant de changements. D’après le retour d’expérience des uns et des autres, une des difficultés réside dans le fait que nous avons tendance à juger la personne qu’on connaît plus que le poste.

Cette journée est également l’occasion d’optimiser l’utilisation de l’outil, très bien conçu, mis en place par la FNSEA sur cette nouvelle convention collective.

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