Du changement à la tête de la commission « Dégâts de gibiers » de la Fdsea

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Ce vendredi 18 septembre, après plus de 10 ans à la tête de la commission dégâts de gibiers, Patrick Saudry a passé la main à Philippe Girardot.

C’est devant les délégués cantonaux que Patrick Saudry a fait part de son souhait de passer la main au titre de la Fdsea77, il reste toutefois responsable du dossier pour la chambre d’Agriculture. Philippe Girardot, agriculteur sur Larchant, canton de la Chapelle-la-Reine, a donc présidé pour la première fois la réunion de travail.

Au menu des discussions, les incompréhensions sur le nouveau système d’indemnisation, les nuisibles, la gestion des dégâts de lapins, la grille nationale d’abattement et les dégâts de grands gibiers.

Après avoir rappelé les conséquences d’appréciation entre l’estimation provisoire et l’estimation définitive sur l’imputation des frais d’estimation à l’agriculteur, les délégués ont souhaité qu’une nouvelle communication soit faite auprès des exploitants.

Cette nécessaire mise au point faite, un bilan des retours sur les dégâts causés par la petite faune et le classement des nuisibles a été présenté. Philippe Girardot a insisté sur la nécessité de répondre aux enquêtes diligentées par la Fdsea77, « sans l’obtention de réelles données chiffrées sur les dégâts, il est difficile de maintenir les espèces sur la liste des nuisibles ».

Sur le dossier des nuisibles et particulièrement le lapin de garenne, Patrick Saudry a rappelé le travail engagé sur l’autoroute A5 et la LGV Sud. Il a aussi insisté sur la nécessité d’implanter des bandes enherbées le long des linéaires. En effet, au-delà de l’aspect appètent du couvert qui permet de limiter les dégâts voire de poser une clôture, cette bande permet aussi de faciliter les interventions des Lieutenants de Louveterie si besoin est. « J’insiste sur ce point et je vous demande de semer ces bandes. Nous exigeons l’intervention des opérateurs et de l’administration, ils ont aussi des demandes en retour. Des conventions d’indemnisation existent alors mettons en place ces bandes enherbées » a expliqué Patrick Saudry.

Enfin, lors du tour des cantons, les dégâts de sangliers ont cristallisé les discussions. Si beaucoup de chasseurs répondent aux sollicitations des agriculteurs, certains n’ont pas encore compris l’intérêt du tir au premier juin pour protéger les cultures par exemple. « Au-delà de réduire des dégâts, c’est bien une remise en cause et une absence de respect du travail de l’exploitant. Si le chasseur ne répond pas à la demande de protection, pourquoi ne pas laisser le fermier protéger ses cultures ? Nous ne voulons pas revenir au droit d’affût, mais nous voulons palier à l’absence d’intervention du détenteur de droit de chasse » , sont autant de réflexions qui ont animé le débat.

Le travail de cette commission ne manque pas, si elle doit porter des propositions pour améliorer le nouveau protocole d’indemnisation par exemple, elle doit aussi permettre de faire remonter les problématiques locales afin, avec la Fédération des chasseurs, de gérer au mieux les points « noirs ».

 

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