Les pisseurs involontaires : l'Anses réaffirme la non-toxicité

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Résumé : L’Anses a expliqué que les doses de glyphosate présentes dans les analyses d’urine, traduisent une consommation journalière de 30 à 60 microgrammes pour des personnes pesant 60 kilogrammes, valeurs qui restent bien inférieures au seuil maximum toléré, établi à 900 microgrammes par litre d’eau. Dès lors, pour le directeur de l’Anses, le résultat de ces tests « est plutôt rassurant".

Résumé : L’Anses a expliqué que les doses de glyphosate présentes dans les analyses d’urine, traduisent une consommation journalière de 30 à 60 microgrammes pour des personnes pesant 60 kilogrammes, valeurs qui restent bien inférieures au seuil maximum toléré, établi à 900 microgrammes par litre d’eau. Dès lors, pour le directeur de l’Anses, le résultat de ces tests « est plutôt rassurant".

 

Propos de Roger Genet, directeur de l’Anses, au Sénat, devant la commission des affaires économiques

Aujourd’hui, l’Anses dispose de mesures dont elle ne connait ni la qualité, ni ce qui est mesuré. Il est dit [ndlr : dans la presse] que ces valeurs pourraient atteindre jusqu’à 3 µg de glyphosate/L d’urine.

3 de glyphosate/L d’urine, compte tenu de la biodisponibilité, cela signifierait une consommation quotidienne de 30 à 60 µg de glyphosate en moyenne par jour pour une personne de 60 kg.

Or, aujourd’hui la Dose Journalière Admissible (DJA) est de 900 µg/L d’eau, ce qui est inférieure de 100 fois à la dose qui provoque une toxicité. On boit environ 2L d’eau par jour, ce qui fait 1,8 mg, en tenant compte que l’eau amène 10% d’exposition par l’alimentation. Dans notre alimentation et notre eau, on pourrait consommer une DJA de 18 mg de glyphosate qui est 100 fois inférieure à la dose toxique.

On peut certes se poser la question de pourquoi on se retrouve avec du glyphosate dans nos urines, mais on retrouve également d’autres produits chimiques à l’état de trace. Roger Genet conclut comme suit : « Sur le plan sanitaire, c’est plutôt rassurant… ».

Propos de Françoise Weber, à la plateforme de dialogue sur les AMM organisée par l’Anses

Suite aux questionnements pressants de FNE, Françoise Weber a précisé ne pas pouvoir se prononcer sur des annonces et données uniquement parues dans la presse et partielles, aucune donnée ne leur ayant été partagée à ce jour. Elle a ajouté ne pas pouvoir s’exprimer quant à la fiabilité de la méthode/technique utilisée ni à la prévalence des résultats. Elle a en outre rappelé que les données parues dans la presse sont 10 à 100 000 fois inférieure à la valeur de toxicité et que ses propres données d’imprégnation chez 1300 femmes enceintes ne présentent pas de résultats inquiétants.

 

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