Versement tardif des aides Pac : des seine-et-marnais témoignent devant Le Foll

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Deux agriculteurs seine-et-marnais ont témoigné, le 22 novembre, devant Stéphane Le Foll sur les conséquences des versements tardifs des aides Pac sur leur exploitation.

« Aujourd’hui, les paysans français vont chercher les paiements 2015 et 2016 qu’ils sont en droits d’exiger » : tel était le mot d’ordre d’une  action syndicale nationale lancée par la FNSEA et JA le mardi 22 novembre. Le syndicalisme majoritaire appelait les agriculteurs à manifester devant les locaux des ASP (agences de service et paiement). Dans ce cadre, les secrétaires généraux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs –parmi lesquels Samuel Vandaele, JA installé à Pécy- ont été reçus par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll afin d’évoquer les retards pris dans le versement des aides Pac qui ont parfois des conséquences dramatiques.

Deux agriculteurs seine-et-marnais, Jean-Michel Ballaguet et Benoit Roche, les accompagnaient pour témoigner sur les conséquences des retards de paiement sur leur propre entreprise. « J’ai exposé mon cas qui a été réglé la veille de cette rencontre en insistant sur mon incompréhension et les aspects humains. Il est inadmissible que le service public traite ces dossiers sans aucune humanité. Nous n’avions aucune explication », raconte Jean-Michel Ballaguet, agriculteur à Thénisy et président du canton de Donnemarie-Dontilly, qui explique : « Nous subissons la double peine. Avec une récolte en baisse de 52%, j’ai dû vendre du blé avant l’heure pour faire face à un manque de trésorerie suite au non versement de mes aides Pac. Aujourd’hui, les cours ont remonté et j’ai perdu 6 euros/tonne ». Et d’ajouter :  « le ministre a semblé surpris de l’absence de dialogue avec les services de l’Etat, en particulier l’ASP et même entre cette dernière et la DDT ».

Aujourd’hui, des cas particuliers restent en suspens. Le ministre s’est engagé à ce qu’ils soient traités au cas par cas avant fin décembre. Enfin, les DDT délivreront des attestations aux agriculteurs qui leur permettront d'obtenir de leurs banques ou de leurs fournisseurs des reports d'échéance.

 

 Source : Journal Horizons

 

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