Inondations : la vallée-de-Seine aussi

Retour Partager sur facebook Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Deux semaines après les premières inondations en Seine-et-Marne, les parcelles agricoles situées le long de la Seine en aval des confluences avec l’Yonne et le Loing ont aussi subi une crue.

Parcelles dans la Vallée de Seine sous les eaux

Si les parcelles agricoles en aval des confluences de l’Yonne et du Loing avec la Seine avaient été épargnées par les inondations, depuis le dimanche 12 juin, les cultures de la vallée-de-Seine dans la Bassée ont été noyées sous près de 1,5 mètres d’eau par endroits.

Abondance de pluviométrie sur le bassin versant de la Seine, lâchers de barrages, gestion de crue pour protéger les biens et les personnes, les questions se posent naturellement, mais ce qui est certain, c’est que les agriculteurs vont devoir une nouvelle fois payer la note. 

Afin de constater l’ampleur des dégâts et tenter d’apporter des réponses aux agriculteurs touchés, la sous-préfète de Provins, Évelyne Guyon, le vice-président du conseil départemental en charge de l’Agriculture, Olivier Lavenka, des représentants de la DDT, Arnaud Rousseau, Mathieu Beaudoin ainsi que des responsables agricoles de la Marne en charge du dossier « inondations » se sont déplacés sur l’exploitation de Patrick et Cédric Saudry, dont soixante-dix hectares se sont retrouvés sous les eaux.

Après une crue gérée par l’homme en 2013 pour protéger les habitations et Paris, leurs terres sont une nouvelle fois inondées et les agriculteurs de préciser : « Nos parcelles jouent un rôle tampon. Nous comprenons qu’il est préférable de protéger les biens et les personnes, mais nous ne pouvons pas subir seuls les pertes financières. Après ce deuxième épisode, je ne sais pas comment nous allons nous en sortir. »

Après avoir constaté l’ampleur des dégâts en tracteur et avoir échangé avec les représentants de l’État, Arnaud Rousseau a insisté sur la nécessité d’accompagner les exploitants concernés : « Personne ne pourrait comprendre qu’ils ne soient pas indemnisés du préjudice subi. »

Il faut également noter que la faune sauvage paie un lourd tribut à cette inondation. Ainsi, lorsqu’ils étaient dans la benne au milieu de l’étendue d’eau, une couvée de faisans se trouvait sur les épis de blé et la poule faisanne faisait ce qu’elle pouvait pour tenter de sauver ses jeunes.

« Catastrophe naturelle, calamités agricoles, accompagnement financier : il faudra actionner tous les leviers pour accompagner les exploitants, vous pouvez compter sur mon soutien », a déclaré Évelyne Guyon, sous-préfète de Provins.

S. Dupuis, FDSEA 77

ACTION : Votre nourriture a un prix, notre métier a un prix !

Toutes les émissions dans la médiathèque