La profession s’invite au séminaire d’Eau de Paris

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Une délégation de la FDSEA 77 et des JA 77 s’est invitée au séminaire d’Eau de Paris et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie le 18 mai à Fontainebleau.

Eau et agriculture, des enjeux partagés », tel était le thème du séminaire annuel d’Eau de Paris et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie le vendredi 18 mai à Fontainebleau. Alors que les responsables agricoles du syndicat majoritaire n’y étaient pas conviés, une délégation de la FDSEA 77 et des JA 77 s’est invitée à cette journée à laquelle participaient les partenaires et acteurs locaux en lien avec les deux structures.

Après des échanges houleux en extérieur avec la présidente d’Eau de Paris, Célia Blauel, les exploitants agricoles, drapeaux à la main ont pu s’installer au fond de la salle où se tenait une table ronde intitulée « Vers davantage d’agilité dans les systèmes d’aides financières». Venus, non pas pour polémiquer, mais pour s’exprimer, le président de la FDSEA, Cyrille Milard, est d’une part revenu sur les propos de Célia Blauel au journal de TFI qui accusait en début d’année l’agriculture d’être responsable des inondations –des propos que l’intéressée réfute et dit sortis de leur contexte- mais également sur la politique agricole menée par Eau de Paris. « Moi même j’ai fait une mesure agro-environnementale mais j’ai arrêté », a témoigné le président de la FDSEA. « Le coût d’animation coûte cher mais quid du retour aux agriculteurs. Depuis 2006, on vous dit que vos mesures sont élitistes. Nos efforts sont quotidiens. Pourtant en passant les bandes enherbées de 5 à 10 mètres, on aura peut-être protégé l’eau mais tué l’agriculture ». Et de préciser « l’agriculture durable, ce n’est pas que le bio ». Cette table ronde, a également soulevé le problème des minimis dont le plafond est insuffisant pour une politique globale.

Eau de Paris, qui se considère comme acteur du territoire et pas uniquement « un gestionnaire de tuyaux »  compte 102 points de captage autour de Paris pour 240 000 ha situés dans une aire d’alimentation de captage dont 170 000 ha de terres agricoles. Alors que le prochain programme de l’agence de l’eau débute en 2019, une réflexion est menée pour instaurer une mesure agro-environnementale plus en adéquation avec la réalité du territoire. Quant à Eau de Paris, son plan d’action  à horizon 2020 vise 3500 hectares en cultures bio, 10500 hectares en cultures durable et l’acquisition de deux cents hectares supplémentaires.

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