Lutte contre les campagnols : déclasser le renard, une fausse bonne idée !

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Présidents des commissions dégâts de gibier des JA77, de la FDSEA77 et de la Chambre d'agriculture 77.

Aujourd’hui, certains secteurs seine-et-marnais subissent de gros dégâts suite aux infestations de campagnols des champs.

La lutte contre le campagnol peut prendre deux formes, une lutte préventive - des modifications de pratiques culturales, une gestion de l’interculture adaptée, pose de perchoirs pour les rapaces, piégeage – ou une lutte curative par voie chimique avec l’emploi de bromadolione.

Dans le cadre de cette dernière, les conditions d’emploi de la bromadolione sont strictement réglementées par un arrêté national qui impose une formation par la Fredon, organisme de gestion des nuisibles, et le respect de mesures d’enfouissement pour éviter de toucher des animaux non visés.

Parallèlement à l’autorisation administrative, la Driee et certaines associations environnementales souhaiteraient le déclassement du renard et de tous les mustélidés sur la commune concernée au motif que maître goupil serait le « prédateur » et qu’il consommerait pas moins de 6 000 à 10 000 campagnols par an.

Ce chiffre est issu de calculs savants, et bien sûr théoriques, qui considèrent que le renard ne mange que des campagnols au cours de l’année. C’est bien connu, le régime alimentaire du renard est varié. Il préfèrera aux « mulots »  un lièvre, équivalent à 100 campagnols, une perdrix, un œdicnème criard ou un râle des genêts. Les dernières études concernant l’impact du renard sur la petite faune agricole l’ont suffisamment démontré, c’est l’une des principales causes de prédation.

Au-delà de la prédation, il est aussi bon de rappeler que le renard est le principal vecteur de l’échinococcose alvéolaire, un parasite redoutable qui s’attaque au foie de l’homme.

Nous sommes des acteurs responsables. Nous devons pouvoir protéger nos cultures avec des moyens légaux et nous saurons respecter les mesures qui visent à protéger la faune non cible.

Déclasser le renard « nuisible » est pour nous inacceptable, tout est question d’équilibre. C’est une fausse bonne idée qui ne résoudra pas la problématique du campagnol dans nos champs, ni celle du maintien de la biodiversité.

Encore une fois, nous préfèrerons le bon sens au dogme de certains !

 

Philippe Girardot, président de la commission dégâts de gibiers de la FDSEA 77

Patrick Saudry, président de la commission dégâts de gibiers de la chambre d’Agriculture

Sébastien Guérinot, président de la commission dégâts de gibiers des JA77

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