Fake news pour Agribashing

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Pas besoin d’anglicisme pour comprendre que les marchands de peur préparent le terrain pour faire passer les futures propositions du ministre de l’Environnement sur la Biodiversité. Dans les faits, certains responsables d’organismes (CNRS – Muséum national d’histoire naturelle) ont mis de côté la démarche scientifique, telle que nous l’idéalisons, pour rédiger un communiqué de presse militant basé sur des études qui ne sont toujours pas publiées scientifiquement. Cette stigmatisation, à grand renfort de battage médiatique, s’inscrit dans une stratégie bien rodée par des spécialistes de « l’anti-tout » : dénigrer, il en restera toujours quelque chose.

Constamment le discours de certaines associations écolos est de faire croire à l’opinion publique que nous sommes au bord de l’apocalypse avec une sémantique alarmiste :« les espèces d’oiseaux en zone agricole disparaissent », « les sols sont morts », « la plaine, c’est le désert », « les paysans ont tout détruit avec leurs phytos »...

Réfutons ces affirmations totalement gratuites, orientées et aux conclusions erronées. Les preuves de cette manipulation de l’opinion sont dans ces mêmes études. Non pas que l’agriculture n’a pas d’impact sur la biodiversité, mais quelle activité humaine n’a aucun impact sur la flore ou la faune ? Le moindre randonneur, par sa simple présence participe au dérangement de la faune, au piétinement du sol, et écrase des insectes…Effectivement, nos pratiques façonnent notre environnement, modifient les équilibres et en recréent d’autres.

Le communiqué de presse publié le 20 mars dernier par le Muséum et le CNRS est un florilège de mauvaise foi, orienté, où ne sont citées que les espèces en déclin. On passe sous silence d’autres indicateurs qui ne seraient pas suffisamment alarmistes comme l’augmentation de certaines espèces endémiques ou emblématiques des plaines céréalières.

Ne nous épargnons pas la conclusion du communiqué de presse du CNRS et du Muséum, car il vaut son pesant d’or :

« Cette disparition massive observée à différentes échelles est concomitante à l'intensification des pratiques agricoles ces 25 dernières années, plus particulièrement depuis 2008-2009. Une période qui correspond entre autres à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du sur-amendement au nitrate permettant d'avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques très persistants »

Ces affirmations sont bien loin des réalités du monde agricole : nos blés n’ont plus assez de protéines, on attend encore la flambée des cours. Elles démontrent l’ignorance de ces pseudo-scientifiques.

D’ailleurs, ils ont avoué leur incompétence à Géraldine Woessner (Europe1). En effet, cette journaliste est l’une des très rares à avoir tenté de vérifier si le lien entre phytosanitaires agricoles et avifaune était établi. Les autres ont régurgité une soupe prédigérée sans chercher à savoir s’ils se faisaient manipuler ou non. Cette authentique journaliste a interrogé les auteurs de l’étude du Muséum et du CNRS et voici leur réponse : "Notre étude ne permet pas de prouver que ce déclin est dû à telle ou telle pratique (par exemple les pesticides), mais nous faisons l'hypothèse que si c'est dans le milieu agricole que les oiseaux déclinent le plus, c'est lié aux pratiques. Parmi ces pratiques, l'utilisation de pesticides, qui détruisent les insectes dont sont dépendants les oiseaux, est probablement un des facteurs responsables".

 

Des scientifiques qui font des affirmations dans un communiqué de presse sans aucune véracité scientifique, comme ils l’avouent eux-mêmes, sont de véritables scientifiques de pacotille. Malheureusement, l’opinion publique n’aura retenu que le message de catastrophisme et c’est encore le paysan, le vilain petit canard.

 

Face à l’obscurantisme de certains, continuons à nous ouvrir et à expliquer notre métier, c’est la plus belle des réponses face à ces personnes qui définitivement n’ont pas les mêmes valeurs que nous.

Le communiqué de presse publié le 20 mars dernier par le Muséum et le CNRS passe sous silence des indicateurs pasa assez alarmistes. Exemples.

 Etudes du muséum d’histoire naturelle : indicateurs oubliés

Des données issues de l’étude* même du Muséum, pas assez alarmistes, sont passés sous silence dans le communiqué publiés le 20 mars par le muséum d’histoire naturelle et le CNRS. En voici quelques exemples :

On ne trouve pas pas un mot sur l’augmentation de 103% des effectifs de Bergeronnette printanière depuis 30 ans. L’un des très rares oiseaux migrateurs à traverser le Sahara et dont les effectifs ne chutent pas. Cette espèce insectivore a su coloniser le milieu des grandes cultures et en particulier celle du colza, pas la plus indemne d’insecticides, pour y élever ses jeunes…

Pas d’explication non plus sur les +112% depuis 30 ans du Héron cendré.

Rien non plus sur les +36% depuis 2001 de l’Œdicnème criard espèce patrimoniale de zone agricole par excellence.

Que dire des +176% du pigeon ramier, dont l’augmentation des effectifs est probablement due, selon les chercheurs de l’ONCFS, à l’augmentation du taux de réussite des nichées en zone urbanisée et en zone agricole par rapport aux zones forestières, pourtant milieu d’origine de l’espèce. Belle statistique pour une espèce pouvant se nourrir potentiellement de semences traitées Gaucho…

Enfin, les populations d’oiseaux des zones urbanisées ont également baissé d’un tiers mais, dans ce cas, les auteurs de l’étude ne l’affirment pas et surtout ne font pas d’hypothèse.

Philippe Girardot, président de la commission dégâts de gibier de la FDSEA 77.

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