« L'affaire du glyphosate, syndrome d'une gouvernance anti-européenne »

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Edito de Cyrille Milard, secrétaire général de la FDSEA 77

Alors que les pays membres de l’Union Européenne viennent de renouveler la licence du glyphosate pour cinq ans, le président de la République souhaite l’interdire en France « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans».

Pourtant, Emmanuel Macron avait déclaré, devant le congrès de la FNSEA à Brest en mars dernier, qu’il ne surtransposerait plus les réglementations européennes sur le territoire français.

La parole politique est-elle a ce point sans valeur. Quelle confiance lui accorder?

Mais surtout comment les bobo-écolo comme Hulot, Jadot, Batho et les autres ont-ils autant d'influence sur ce gouvernement ? Soyons lucides, prendre à témoin l'opinion publique sur les sujets comme le glyphosate ou les pesticides en général, c'est pour en vérité détourner les Français de l'essentiel. Les marchands de peur et de décroissance font la politique de ce pays.  Pendant ce temps, on passe en force en faisant oublier la promesse de la sortie du nucléaire, en signant un Ceta qui inondera notre pays d'OGM traités au glyphosate, de viande aux hormones et de denrées cultivées aux produits phytosaniatires interdits depuis des années sur notre territoire.

Le président Macron a-t-il oublié que les conséquences de l’année 2016 a impacté le PIB de la France d’un demi-point. Notre agriculture et le secteur des céréales sont stratégiques pour la France, mais aussi pour la stabilité géopolitique de l'Europe.

Affaiblir ce pan entier de l'économie française en nous laissant perdre de la compétitivité, en sacrifiant nos moyens de production, en donnant du crédit aux idéologies au détriment de la science et du progrès, en surtransposant les normes et bientôt en re-nationalisant la prochaine Pac: quelle erreur majeure !

Nous,  agriculteurs pro-européens, avons besoin de règles communes, d'une Europe qui fixe un cap pour une agriculture performante et compétitive où la France est moteur. 

L'enjeu n'est pas de savoir si nos enfants ont besoin d'un menu végétarien à l'école, mais d'accompagner notre agriculture en pleine mutation pour qu'elle reste durable, plurielle, qui donne de l'espoir et une vraie perspective pour nous et les générations futures.

AG FDSEA 77 : plus de 400 participants venus échanger sur le thème "Agriculture : Médias et société"

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